Comment j’ai proposé des ateliers Montessori pour les enfants ?
Il y a 10 ans maintenant, j’ai proposé des ateliers Montessori pour les enfants, à mon domicile, pendant 2 ans et demi. Ce fut une expérience très enrichissante, à laquelle j’ai pu intégrer ma fille aînée qui avait 3 ans à l’époque. Je vous raconte dans cet article ce qui m’a amenée à créer ces ateliers, comment je m’y suis prise, comment cela s’est passé, pourquoi je les ai arrêtés, et ce que j’en ai tiré.
Le contexte
J’ai été salariée pendant 7 ans avant de voler de mes propres ailes, d’ouvrir ma micro-entreprise, de devenir ma propre patronne, et d’accueillir des enfants de 2 à 12 ans, chez moi, pour des ateliers Montessori.
Diplômée en Banque-Assurance, je travaillais depuis toutes ces années dans une entreprise financière. C’était un boulot en CDI, plutôt correctement rémunéré et avec quelques responsabilités. Le problème : je m’y suis ennuyée dès le début, cela ne me plaisait pas vraiment.
Je savais que ce n’était pas ma voie, mais je me sentais un peu coincée dans cette vie, sans savoir ce que je pouvais faire d’autre.
Reconversion professionnelle
J’avais cependant une idée depuis jeune : être institutrice. Je m’étais intéressée à ce métier pendant mes études, j’avais passé le concours d’entrée à l’IUFM (les centres qui formaient les instits à l’époque), et même effectué un stage de quelques jours dans une école.
Cependant, les circonstances de la vie ont fait que j’ai abandonné ce projet pour suivre une voie plus générale. Mais il était toujours là, dans un coin de ma tête, et il revenait plus fort à chaque rentrée scolaire, et à chaque fois que je passais devant une école.
Projet d’enseigner dans une école Montessori
Ma fille avait 1 an quand j’ai sérieusement envisagé de passer le concours d’instit une bonne fois pour toutes. Le problème, c’est qu’il demande une grande préparation que je ne me sentais pas de mener, entre mon boulot en CDI à temps plein et ma fille toute jeune.
Une amie m’a alors parlé des écoles Montessori pour lesquelles il n’est pas nécessaire de passer un concours. C’est ainsi que j’ai commencé à m’intéresser à la méthode. J’ai d’abord lu les livres de Maria Montessori pour voir si cela me plairait, car on trouvait de tout à l’époque sur cette pédagogie. Elle était encore assez méconnue par rapport à maintenant.
En seulement quelques pages, je suis tombée amoureuse de cette approche, de sa philosophie et de sa manière de traiter l’enfant. J’ai aussi été impressionnée par les intuitions de cette femme, au début du 20ème siècle, qui sont tout juste en train d’être confirmées par les neurosciences.
Démarches pour intégrer la formation Montessori de l’AMI
J’ai alors recherché la formation qui était requise pour enseigner dans ces écoles. C’était celle du centre de l’AMI (Association Montessori Internationale), une formation assez coûteuse qui durait un an. En me renseignant, j’ai trouvé des témoignages de personnes qui avaient obtenu un CPF (Congés Professionnel de Formation). Celui-ci permettait d’être libérée de son travail pendant une période donnée (un an ici) et de garder sa rémunération. C’était pour moi les conditions pour que je puisse me former dans ce centre, car il me faudrait arrêter de travailler pour suivre cette formation.
💡 Info actualisée : au moment où j’écris cet article, j’ai constaté que les modalités de formation ont changé. Il y a désormais la possibilité d’effectuer la formation à distance, avec un temps en présentiel pendant les vacances scolaires. N’hésitez pas à consulter le site de l’AMF (Association Montessori de France), l’antenne française de l’AMI, pour plus de détails.
Même si je savais qu’il était peu probable que ma demande de CPF soit acceptée, j’ai tenté ma chance. J’avais déposé une demande d’inscription auprès de l’AMF et passé un entretien sur place : j’étais prise. Il ne me manquait plus qu’à monter mon dossier CPF. Malheureusement, comme je le craignais, celui-ci a été refusé.
Réorientation de mon projet vers des ateliers Montessori
Heureusement, j’avais prévu une voie de secours. Au lieu d’enseigner dans une école, j’allais proposer des ateliers Montessori chez moi, et pour cela, me former dans un autre centre.
Finalement, ce projet avait beaucoup plus de sens pour moi. Je pouvais être davantage disponible pour ma fille et lui faire profiter de mes ateliers. Et aussi faire découvrir cette belle pédagogie à des enfants qui n’ont pas la possibilité d’intégrer une école Montessori et qui suivent un parcours classique.
Préparation des ateliers Montessori
La préparation de mes ateliers a été longue. Le temps de me former, de réfléchir à l’organisation, de vérifier la faisabilité du projet, de préparer ma salle, d’acheter le matériel, de trouver une solution pour quitter mon travail, etc. Tout cela a pris deux ans.
Diffusion d’un sondage
Avant toute chose, j’ai voulu savoir si mon projet intéresserait les parents de ma région. M’inspirant de l’expérience d’une personne qui avait ouvert des ateliers, j’ai créé un questionnaire Google Sheet que j’ai partagé sur différents groupes Facebook de ma ville et de ma région.
Le résultat ne s’est pas fait attendre. J’ai eu beaucoup de retours en peu de temps, et j’ai constaté un vrai engouement pour ce projet. Ceci a plus que confirmer mon idée !
Début de la communication
Bien que le projet ne verrait le jour que 2 ans plus tard, j’ai tout de suite ouvert une page Facebook pour me faire connaître. J’ai commencé à partager régulièrement des informations sur la pédagogie, mais aussi sur l’avancée de mon projet.
Recherche d’un centre de formation
En parallèle, j’ai recherché un centre de formation. Il en existait, à l’époque, plusieurs qui proposaient des formations courtes, sur plusieurs semaines. Ce qui était pratique, c’est qu’on pouvait échelonner la formation dans le temps, ce qui était compatible avec mon boulot salarié.
Après quelques hésitations, je me suis arrêtée sur un centre situé dans le sud de la France (je ne préfère pas citer de nom, car il a beaucoup changé depuis, mais vous pouvez m’écrire en privé si vous souhaitez le connaître). C’était un sacré défi de m’y rendre, étant donné que je vivais en région parisienne. En plus du coût financier d’un tel déplacement, je devais me libérer de mon travail, mais également m’éloigner de ma fille que je n’avais encore jamais laissée.
J’ai quand même réussi à organiser tout cela, et j’ai adoré suivre cette formation. Les cours étaient passionnants. Je me suis sentie revivre, après toutes ces années dans un travail qui ne me plaisait pas. C’était génial de se mettre dans la peau d’un enfant et de découvrir et manipuler le matériel…
La formation était dispensée par trois formatrices, sur plusieurs sites, et ma préférence allait à l’une d’entre elles qui n’exerce plus aujourd’hui, mais dont j’adorais la façon de transmettre.
Observations dans des écoles Montessori
J’ai, par ailleurs, complété ma formation par des journées d’observation dans différentes écoles Montessori. Je voulais voir de mes propres yeux comment cela se passait avec les enfants. Cela m’a beaucoup inspirée pour mes ateliers.
Vérification des autorisations légales
Je me suis par ailleurs renseignée pour savoir si, légalement, j’avais le droit de recevoir du public chez moi. Je voulais aussi déterminer le nombre d’enfants que je pouvais accueillir, sans avoir à répondre à des exigences incompatibles avec mon projet. C’était une donnée qui assez floue, car il n’y a pas de règles prévues pour ce type d’activités. On doit composer avec plusieurs lois qui ne nous concernent pas directement… Dans mon cas, je m’étais arrêtée à 6 ou 7 enfants par atelier pour être tranquille.
J’avais quand même vérifié ces informations auprès des services de mairie de ma ville. J’ai échangé avec plusieurs personnes, et j’ai obtenu une réponse favorable, non officielle, mais dont j’ai gardée une trace écrite pour me couvrir en cas de problème.
⚠️ Si vous avez le projet d’ouvrir des ateliers pour enfants à votre domicile, je vous conseille de vérifier ces informations dans la législation actuelle, mais aussi de contacter les services municipaux de votre ville, comme j’ai pu le faire.
Mise au courant de mon employeur
Par ailleurs, j’ai parlé de mon projet assez tôt à mon employeur… C’était un peu risqué (j’avais peur qu’ils me licencient tout de suite)… Mais c’était nécessaire pour mon dossier de CPF, mais aussi pour justifier mes absences répétées, ente la formation et mes stages en école.
Je n’ai ensuite annoncé ma volonté de quitter l’entreprise que quelques mois avant mon départ (3 ou 4 mois). J’ai négocié pour mon départ une rupture conventionnelle qui m’a permis de toucher les indemnités chômage ensuite. C’était indispensable pour la viabilité de mon projet. Cela n’a pas été facile, mais nous avons réussi un terrain d’entente.
Achat du matériel
J’ai commencé assez tôt à acheter du matériel Montessori. J’ai voulu échelonner le plus possible les dépenses dans le temps. Je me suis équipée de beaucoup de matériel de la marque Nienhuis pour avoir de la qualité, et aussi d’autres matériels moins coûteux. J’ai pris le strict nécessaire pour le démarrage, surtout des activités de vie pratique et de vie sensorielle, le début de maths et de langage, et quelques matériels d’inspiration Montessori, de type « jeux ». J’ai ensuite complété au fil du temps.
Aménagement de ma pièce Montessori
Par ailleurs, j’ai dû réfléchir à l‘aménagement de ma salle Montessori. Je n’avais en effet pas de pièce dédiée, je vivais dans un appartement dans un immeuble, et la seule solution était d’organiser mes ateliers dans mon salon.
Ne trouvant pas de meubles qui me donnent satisfaction, j’ai créé des étagères moi-même, avec des planches achetées en magasin de bricolage. J’ai aussi cousu des rideaux sur-mesure pour recouvrir entièrement mes étagères, et fermer le tout en dehors des ateliers.
Ainsi, je pouvais transformer mon salon en vraie ambiance Montessori, tout ranger lorsque les ateliers étaient finis, et retrouver un espace de vie normal le reste du temps. C’était important pour notre vie de famille, et aussi pour mon ex-mari. 🙂
Mesures de sécurité & assurances
Pour lancer mes ateliers, il était aussi important de penser à la sécurité des enfants, et aussi à me protéger en cas de problème :
- J’ai acheté un extincteur que j’ai fait vérifier tous les ans par une société spécialisée.
- J’ai actualisé ma formation de secourisme, et j’ai suivi en sus un module spécifique sur les enfants.
- J’ai souscrit une Responsabilité Civile Professionnelle pour couvrir mon activité.
Création d’un site internet
Par ailleurs, j’ai créé un site internet pour la réservation des créneaux. Il contenait quelques pages explicatives sur la pédagogie Montessori et sur Maria Montessori (que j’ai reprises et retravaillées pour ce blog !), une page avec un planning mentionnant les différentes dates des ateliers et les places restantes, et des formulaires simples pour les inscriptions.
C’était une partie que j’adorais gérer, et je retrouve le même plaisir avec ce blog !
J’avais aussi créé et dessiné mon propre logo, j’étais vraiment contente du résultat. 🙂
Lancement des ateliers
Après ces deux années de préparation, le moment était venu de lancer mes ateliers ! J’ai quitté mon travail en août, et en septembre, je recevais les premiers enfants.
Communication pour me faire connaître
Pour me faire connaître, j’ai fait imprimer quelques affichettes et les ai placées dans des endroits stratégiques, notamment devant l’école à côté de chez moi (en demandant l’autorisation bien sûr).
J’ai régulièrement communiqué les créneaux disponibles sur différents groupes Facebook de ma région, sur Leboncoin et sur d’autres sites référençant les activités locales pour enfants.
Les types d’ateliers que je proposais
Pour mes ateliers, j’accueillais les enfants entre 2 ans et demi et 12 ans. Je réservais l’accueil des moins de 3 ans aux ateliers du matin en semaine, qui étaient moins chargés. Voici les différents types d’ateliers que je proposais :
- Un premier atelier individuel parent-enfant d’une heure. Cela permettait à l’enfant, quel que soit son âge, de découvrir sereinement le lieu avec son parent. J’en profitais pour lui présenter les premiers matériels qu’il pourrait ensuite reprendre lors de l’atelier en groupe.
C’était selon moi un atelier important : en tant que maman, je trouvais cela rassurant que le parent voit où il mettait son enfant (d’autant plus que je les recevais chez moi !). Tout le monde était ainsi en confiance. C’était également très pratique que l’enfant sache tout de suite vers quelle activité se tourner une fois en groupe. Il faut rappeler que chaque matériel Montessori nécessite une présentation avant que l’enfant puisse le prendre. - Des ateliers en groupe de 2h ou 2h30 selon les créneaux : le matin en semaine pour les jeunes enfants & ceux en instruction en famille, les mercredis après-midis et le soir après l’école pour tous les enfants.
- Du soutien scolaire individuel, par séance d’une heure.
Je récupérais aussi certains enfants à la sortie de l’école située près de chez moi. C’était très pratique pour les parents qui n’avaient pas besoin de venir récupérer leurs enfants pour les amener à mes ateliers.
Les différents tarifs que j’ai mis en place
Je proposais différentes formules tarifaires pour mes ateliers :
- Un prix à l’atelier individuel : j’avais différents tarifs pour les ateliers en groupe, pour l’atelier individuel parent-enfant (que j’offrais si le parent prenait ensuite un abonnement), et pour les ateliers de soutien scolaire.
- Un forfait au nombre d’ateliers : une carte de 5 ou 10 ateliers.
- Des abonnements semestriels et annuels.
Bien sûr, plus la période d’inscription était longue, plus le tarif était dégressif.
Ce que j’ai vu et constaté pendant mes ateliers
En 2 ans et demi, j’ai accueilli environ 200 enfants ! Certains sont venus pour un seul atelier, d’autres plusieurs fois par semaine pendant des mois… Globalement, les enfants adoraient ces moments, leurs parents avaient de très bons retours de leur part.
Un espace de liberté pour les enfants
J’ai tout de suite constaté les bienfaits de mes ateliers sur les enfants que j’accueillais. Ces derniers adoraient bien sûr le matériel Montessori. Mais ce qui les épanouissait le plus était d’avoir un espace où ils pouvaient être libres de choisir les activités qu’ils voulaient, ou même de ne rien faire s’ils le souhaitaient (sans embêter les autres bien sûr). En effet, de nos jours, les enfants ne sont pas habitués à pouvoir disposer de leur temps, que ce soit à l’école ou bien dans les activités extra-scolaires.
Un mélange des âges enrichissant
J’ai aussi trouvé que le mélange des âges était extrêmement bénéfique. De prime abord, je n’aurais pas pensé que des enfants de 11 ans pouvaient s’épanouir aux côtés d’enfants de 3 ans. Et pourtant, les interactions étaient très riches, autant pour les grands que les petits. En effet, les plus jeunes se sentaient tirés vers le haut, tandis que leurs aînés se sentaient responsabilisés, notamment lorsque ces derniers leur montraient une activité par exemple.
Deux retours qui m’ont marquée
Deux retours m’ont particulièrement émue au cours de cette expérience. Cela concernait deux enfants qui ont vu leurs résultats scolaires s’améliorer sans qu’on ne travaille vraiment de matières scolaires :
- Une fille de 10 ans, simplement en prenant sous son aile des plus petits. Elle était plutôt introvertie à l’école, et cette expérience lui a fait prendre confiance en elle… Ses notes se sont ensuite améliorées ! Sa maman m’avait confié ceci, émue et reconnaissante, ce qui m’avait beaucoup touchée.
- Un garçon de 11 ans qui ne voulait jamais « travailler » lors de mes ateliers (alors qu’il était inscrit à l’origine pour du soutien scolaire). Il s’éclatait sur des activités comme la vie pratique et la vie sensorielle, et pouvait passer sa séance avec le plateau pour se laver les mains par exemple… Il refusait tous les matériels qui touchaient aux matières scolaires. Sa maman était cependant contente de l’effet que produisaient sur lui ces ateliers, elle le voyait venir avec enthousiasme.
🗨️ Peu avant la fin de mes ateliers, il m’a réclamé, un jour, un matériel avancé sur la division… Normalement, d’autres matériels viennent avant, mais je n’ai pas voulu couper son élan, et je lui ai tout de suite montré cette activité. Au cours de la démonstration, il m’a dit : « Ah oui ? Diviser, c’est donner la même chose à chacun ? ». Il a passé ensuite 20 minutes à faire des opérations avec ce matériel, j’étais vraiment contente !
À la séance d’après, sa maman m’a raconté que la maîtresse lui avait demandé ce qui s’était passé, qu’il s’était totalement débloqué sur la division, alors qu’elle avait essayé auparavant de lui faire comprendre par différents moyens, mais sans succès… Elle m’a dit lui avoir répondu : ce sont les ateliers ! 🙂 J’ai été à la fois émue, fière et impressionnée de ce résultat !
Pourquoi j’ai arrêté mes ateliers ?
Les ateliers Montessori ont été vraiment épanouissants pour moi, mais j’ai quand même décidé de les arrêter à un moment donné, et ce pour plusieurs raisons.
Des revenus insuffisants
Premièrement, mes ateliers ne me permettaient malheureusement pas de me dégager un revenu suffisant pour vivre. Même si j’avais pas mal de demandes pour un début, j’avais quand même du mal à remplir tous mes créneaux, surtout selon les périodes. Il m’arrivait d’avoir seulement un ou deux enfants dans certains ateliers, ce qui n’était ni confortable financièrement, ni au niveau pédagogique.
J’ai dû alors diversifier mes revenus au bout de quelques temps, et je me suis tournée vers une activité complémentaire : la rédaction web.
Besoin d’une activité intellectuelle & active
Par ailleurs, j’ai aimé encadrer des enfants, mais cela ne suffisait pas à me nourrir intellectuellement. En effet, j’avais par moments l’impression de faire surtout de la garde d’enfants, ce qui ne me convenait pas tout à fait.
La pédagogie Montessori permet en effet l’autonomie de l’enfant. Si ça tourne bien, l’adulte n’a pas trop à intervenir, et je me sentais alors un peu passive par moments, et j’ai commencé à me lasser. En me formant à la rédaction web, j’ai par contre trouvé ce qui me manquait !
Recevoir des personnes chez moi était contraignant
En plus de cela, je trouvais plutôt contraignant de recevoir des personnes chez moi. Je devais garder mon intérieur constamment propre et rangé, cela demandait une grande discipline… Moi qui aime bien me relâcher de temps à autres. 🙂
Et puis, ce n’est pas évident de faire entrer autant de monde dans son intimité. Je suis personnellement très sensible à cela, et c’est devenu assez inconfortable avec le temps.
J’avais aussi beaucoup de manutention pour mettre en place ma pièce (vu que c’était aussi mon salon), puis pour la ranger à la fin de la journée. Cela me coûtait en énergie. Il aurait été tellement plus confortable d’avoir une pièce dédiée et toute prête !
Besoin d’une activité mobile
Un grand inconvénient des ateliers, pour moi, était que la clientèle était locale et ne pouvait pas s’expatrier géographiquement. C’était un frein pour moi car, vivant en région parisienne, j’avais le projet de redescendre dans le sud (ma région d’origine). En déménageant, il aurait donc fallu repartir de zéro et refaire une nouvelle clientèle, avec la perte de revenus que cela génère…
Pour cela, ma nouvelle activité de rédaction web marquait des points. « J’emmenais » mes clients partout où j’allais, je pouvais partir quand je le voulais, sans m’arrêter de travailler, choisir mes horaires… Pour moi qui aime partir en camping-car, c’était important.
Comment s’est passé l’arrêt des ateliers ?
Lorsque j’ai commencé à me former en rédaction web, je pensais cumuler mes deux activités. Mais j’ai ensuite ressenti le besoin de mettre mes ateliers en pause pour avoir plus de temps pour développer cette nouvelle activité. Je savais au fond de moi que cette pause risquait d’être définitive, mais c’était plus confortable d’envisager cela comme temporaire.
Je n’ai ensuite tout simplement pas repris mes ateliers, et je me suis consacrée à la rédaction web à 100 %, non sans un petit pincement au cœur tout de même. Je n’ai jamais regretté ma décision, d’autant plus qu’un an et demi après, au moment de la séparation avec le père de ma fille aînée, je quittais la région parisienne pour m’installer dans le sud.
Ce que j’ai retiré de mon expérience
Lorsque j’écris ces lignes, il s’est écoulé 7 ans (déjà !) depuis la fin de mes ateliers. Je repense aujourd’hui à cette période avec une certaine émotion. J’ai adoré vivre cette expérience, de A à Z. Monter mon projet, ouvrir ma micro-entreprise, me former, m’équiper en matériel, apprendre comment le présenter, accueillir les enfants, intégrer ma fille à mon projet ma fille… C’était profondément enrichissant.
La joie de travailler avec les enfants et de faire connaître la pédagogie Montessori
Cette activité m’a permis de vivre et d’assouvir ce vieux rêve que j’avais depuis l’adolescence : travailler avec les enfants. Je suis ravie d’avoir accompagné ceux qui sont passés par mes ateliers : ils se sont quasiment tous épanouis.
Je suis heureuse de leur avoir apporté quelque chose de positif, à un moment donné de leur vie, et aussi d’avoir participé à faire connaître cette pédagogie auprès leurs parents. En effet, la plupart les inscrivait un peu par hasard, comme à n’importe quelle autre activité extra-scolaire, sans vraiment connaître cette approche. Je profitais d’ailleurs de l’atelier initial parent-enfant pour la leur présenter.
La découverte de l’entreprenariat
Ces ateliers m’ont aussi permis de découvrir que j’étais totalement faite pour l’entreprenariat. Sans cette expérience, je ne l’aurais peut-être jamais su ! Je ne pensais pas du tout avoir les épaules pour être ma propre patronne, je manquais de confiance en moi à l’époque… Cela a donc été une grande révélation.
Il m’est d’ailleurs aujourd’hui impossible d’envisager de retourner dans le salariat, tant ce statut m’épanouit… Cela procure une certaine liberté : créer et inventer sa propre activité, ne rendre de comptes à personne, s’organiser comme on le veut, décider de ses horaires et de son rythme travail, … Ce sont pour moi des points très importants aujourd’hui… Il y a aussi bien sûr des inconvénients, comme dans toute chose… Et mon vécu m’a montré qu’il ne faut jamais dire jamais, mais voilà ce que j’en pense aujourd’hui. 🙂
Vous savez tout sur mon expérience avec les ateliers Montessori ! Aujourd’hui, celle-ci est loin derrière moi… Mais je n’oublierai jamais ce premier pas vers une activité qui me correspond davantage.
Aujourd’hui, après la rédaction web, mon activité a encore évolué : je n’écris désormais plus pour des clients, mais pour moi-même (et pour vous !), via ce blog. J’ai également d’autres projets qui me nourrissent beaucoup, comme l’écriture d’ebooks et de romans (à venir !), ainsi que mon journal de bord que je viens de lancer. 🙂
Je sais aujourd’hui que ma voie est l’écriture ! Elle est mon mode d’expression et de transmission, qui me permet d’explorer tant de sujets que j’aime !
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Rédactrice web et formée à la pédagogie Montessori, je suis passionnée par tout ce qui touche à la maternité, l’enfance, l’éducation et les voyages. Portée par une forte envie de partage, je vous livre ici mon vécu, mes réflexions, mes astuces, mais aussi des informations importantes sur tous ces sujets.
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