Maman solo au Quotidien

Nuits de bébé : Maman solo VS en couple

Lorsqu’on devient parent, les nuits de bébé sont souvent source d’angoisse… On entend fréquemment qu’un bébé dort « mal », et dans la réalité, c’est la loterie. Certains bébés font de bonnes nuits quasiment tout de suite, quand d’autres se réveillent plusieurs fois pendant des mois, voire des années. Comment gérer le sommeil hachuré lorsqu’on est maman solo ? Dans cet article, je compare mes deux expériences avec chacun de mes enfants, dont le sommeil a été hachuré longtemps. Pour ma fille aînée, j’étais en couple, et pour mon second enfant, je suis seule. Je vous livre ma réalité, et comment je vis ces hachées.

⚠️ Cet article décrit mon expérience : chaque bébé est différent, et chaque maman, chaque parent, fait ses propres choix pour gérer au mieux la situation. Il n’y pas de règles générales, pas de mode d’emploi universel, pas de méthode miracle. Le seul maître-mot est d’écouter son instinct et de se simplifier la vie au maximum pour passer cette période qui peut être difficile.

Mon expérience de maman : en couple VS solo

En tant que maman d’une fille de 12 ans et d’un bébé de bientôt 2 ans, j’ai connu les nuits difficiles, d’abord en couple pour mon aînée, puis seule pour mon deuxième enfant. Pour chacun d’entre eux, mon vécu est différent, et ce n’est pas vraiment mon statut qui a joué là-dessus.

En couple pour ma fille aînée

Pour ma fille aînée, j’étais mariée avec son papa, nous étions potentiellement deux à s’occuper d’elle, mais c’était moi qui me levais régulièrement la nuit. En tant que maman, nous sommes nombreuses à connaître cela, qu’on allaite ou non… Le papa a généralement un sommeil plus lourd, et « se repose » bien souvent sur la maman, qui se lève automatiquement (il y a bien sûr des exceptions).

Pour elle, j’ai géré les couchers seule pendant longtemps, jusqu’à ses 2 ans environ, moment où j’ai demandé à son papa de s’en occuper une fois sur deux. Nous avons aussi alterné des « grasses matinées » un jour sur deux le week-end, ce qui me permettait de récupérer un peu.

J’avais repris mon travail salarié lorsqu’elle avait 7 mois. Elle s’est très longtemps réveillée la nuit, et les journées de travail était très fatigantes, je n’avais pas la possibilité de récupérer en journée.

Elle était mon premier enfant. Ses réveils nocturnes ont été lourds à encaisser, au début notamment car on n’est pas préparé à cela lorsqu’on ne l’a pas vécu… Mais aussi par la suite, car j’avais l’impression que cela n’en finirait jamais. Et surtout, c’était une source de tensions avec son papa (comme beaucoup de choses la concernant), et aussi avec notre entourage, pour qui cela paraît « facile » de l’extérieur. Si l’enfant ne dort pas, c’est bien sûr parce que les parents – et surtout la maman – ne font pas ce qu’il faut… (ironie !)

Maman solo pour mon deuxième

Pour mon deuxième bébé, j’étais préparée aux nuits difficiles. J’avais bien sûr l’espoir que ce serait différent avec lui… Mais 21 mois après, je peux le dire : il se réveille beaucoup la nuit. Cependant, mon vécu est totalement différent.

S’il y a une chose qui est très difficile, c’est la fatigue qui s’accumule. Les premiers mois, c’est bien sûr compliqué d’affronter seule les réveils nocturnes et les couchers sans relai… Mais après plusieurs mois, les difficultés peuvent s’accentuer, le corps a de moins en moins de ressources à mesure que la dette de sommeil se creuse.

Une expérience plus légère…

Pour mon deuxième enfant, je me sens beaucoup plus apaisée :

  • Je sais qu’au bout d’un moment, les nuits rentreront dans l’ordre. Alors oui, parfois c’est très très long (7 ans pour ma fille aînée…), mais « tout passe » comme on dit.
  • Je n’ai personne pour critiquer le sommeil de mon enfant : pas de mari qui remet en cause ma manière de gérer, pas de belle famille… Et j’ai pris l’habitude de rester très vague lorsqu’on me parle de ses nuits.
  • J’ai pu faire les choix qui me paraissent naturels avec lui : allaitement long et nocturne, à la demande, et surtout co-sleeping. C’est ce qui a sauvé mes nuits : pouvoir dormir avec mon bébé, le mettre au sein quand il se réveille, et me rendormir avec lui tout de suite.
  • Je peux profiter de siestes en journée : je n’ai plus de travail salarié. J’ai mon activité indépendante que j’ai drastiquement réduite pour pouvoir m’occuper de mon bébé à temps plein (j’ai choisi de me mettre en congés parental à mi-temps).

Mais un rythme de vie soutenu

Malgré cela, cela reste difficile car étant avec mon bébé H24 et 7j/7, j’ai très peu de moments de coupure. De plus, tout gérer dans une maison, y compris ma fille aînée qui vit avec moi à temps complet, c’est très exigeant pour une seule personne… Il y a aussi la pression financière, et l’impossibilité de se reposer sur un conjoint à ce niveau, ni de partager les dépenses courantes… Tout ceci creuse la fatigue.

Le lâcher-prise allège

Ce qui m’aide cependant : c’est le lâcher-prise. Ne pas regarder devant, gérer une nuit après l’autre. Accepter que le sommeil soit hachuré : ce n’est pas anormal chez un jeune enfant. Ne pas se battre là-dessus, ne pas essayer 1000 combines : juste affronter chaque nuit, trouver des moyens pour tenir le coup… C’est parfois bien plus tranquille que de se stresser en se disant que son bébé n’est pas normal, qu’en tant que mère, on fait mal… On fait du mieux qu’on peut, avec ce qu’on a… Et un jour, notre enfant dormira bien !

À quoi ressemblent les nuits de mes deux enfants ?

Si mes deux enfants ont eu les premiers temps des nuits agitées, il y a quelques différences que je détaille ci-dessous. Pour les deux, j’ai connu les pleurs du soir les premiers mois, ces pleurs inconsolables qui durent des heures… C’est très éprouvant sur le moment.


⚠️ Ceci est une description des nuits de mes enfants, ce n’est absolument pas un référentiel, chaque enfant est différent, et chaque parent gère les nuits comme il l’entend et comme il le peut…

Les nuits de ma fille aînée

Pour ma fille aînée, cela a été longtemps compliqué :

  • Des couchers très tardifs, entre 23h et minuit, souvent… Et longs (entre 2 et 3h avant de pouvoir la laisser…).
  • Plusieurs réveils dans la nuit.
  • Des terreurs nocturnes.
  • Unrapport au sommeil angoissé : elle avait sa propre chambre, et je sentais que dormir seule était source d’anxiété pour elle.

Elle n’a bien dormi qu’à l’âge de 7 ans, au moment où je me suis séparée de son papa. Peut-être était-ce lié… En tout cas, ses nuits se sont améliorées quasiment du jour au lendemain : ses couchers sont devenus plus faciles, elle s’est mise à se coucher plus tôt, et ses réveils nocturnes ont disparu (il en restait avant cela encore un).

Les nuits de mon deuxième enfant

Pour mon deuxième enfant, les nuits sont également agitées. Elles ne se ressemblent pas selon les âges et les périodes.

Des couchers parfois compliqués

Depuis sa naissance, mon fils se couche globalement plus tôt que sa grande sœur au même âge :

  • Tout-petit, il commençait sa nuit très tôt, souvent vers 19h. Il était pressé d’aller au lit (à coup de hurlements…).
  • Un peu plus tard, les couchers ont naturellement été repoussés entre 20h et 21h.
  • Depuis quelques mois (il a 21 mois au moment où j’écris ces lignes), il se couche plus tard : souvent entre 22h et 23h. Ceci parce qu’il est passé à une seule sieste en journée, et qu’il a tendance à la faire assez tardivement dans la journée.

Par rapport à ma fille ainée, le coucher est cependant plus rapide : il met en général 30 min à 1h à s’endormir profondément (il s’endort au sein). Bien sûr, certaines périodes sont plus compliquées, notamment lors des poussées dentaires…

Beaucoup de réveils nocturnes

Au niveau des nuits, on a aussi connu plusieurs phases… Il n’a jamais fait de nuits entières, il se réveille entre 5 et 10 fois par nuit pour téter. Jusqu’à ses 13 ou 14 mois, il se réveillait moins de 5 fois, et depuis, les réveils sont plus nombreux.

Les poussées dentaires perturbent beaucoup son sommeil : ses dents sortent les unes après les autres, il n’a pas de répit, et c’est assez douloureux pour lui. La sensibilité aux poussées dentaires dépend bien sûr des enfants, ma fille aînée par exemple ne semble pas en avoir autant souffert !…

Mais un meilleur rapport au sommeil

Même si les nuits de mon deuxième enfant sont agitées, son rapport au sommeil me semble cependant plus apaisé que celui de sa sœur. Depuis tout bébé, je constate qu’il aime aller au lit. Je lui ai toujours donné le sein pour l’endormir, et depuis quelques mois, je lui lis quelques petites histoires avant la tétée. C’est un moment agréable pour nous deux.

J’avais le même rituel pour sa grande sœur (même si elle a tété moins longtemps, jusqu’à ses 18 mois), mais elle, par contre, n’aimait pas aller au lit. Elle était gardée par une nounou la journée, contrairement à son petit frère qui reste avec moi. Je sentais que le soir et la nuit, elle avait besoin de profiter de ma présence. Ceci dit, mon fils dort avec moi et ne semble pas vouloir s’en passer pour le moment.

Comment faire face aux nuits hachées quand on est maman solo ?

Quand on est à deux, les nuits peuvent déjà être une épreuve… Alors quand on est maman solo, sans jamais aucun relai, cela peut relever de l’exploit pour tenir le coup sur la durée. La fatigue s’accumule au fil des mois : une vraie course d’endurance.

Je vous livre quelques tips qui m’aident à mieux vivre ces nuits hachées :

  • Se rappeler que tout passe : c’est bête à dire, mais lorsqu’on a la tête dans le guidon, on peut croire que cela sera toujours comme ça. Mais nos enfants grandissent, et un jour, cela rentre dans l’ordre.
  • Gérer une nuit après l’autre, sans se projeter trop loin.
  • Allaiter son bébé la nuit, si vous en avez la possibilité et l’envie.
  • Faire des siestes en journée (au moins le week-end si possible) : c’est ce qui me sauve personnellement. Je sais cependant que lorsqu’on a un travail à l’extérieur, c’est plus compliqué.
  • Ralentir le rythme de manière générale : faire le strict minimum, que ce soit en sorties, en tâches ménagères, etc. Le but est de survivre, dans un premier temps…
  • Se divertir lors du coucher (qui peut être long), voire lors des réveils nocturnes : lecture, film ou série sur le portable… C’est ce qui m’a aidée à tenir le coup les premiers mois, à alléger l’attente et à diminuer la frustration si je devais rester au lit avec bébé.

Pour aller plus loin, n’hésitez pas à lire mon article dans lequel je livre 14 conseils pour tenir le coup en tant que maman solo.


Voici comment j’ai vécu et je vis ces nuits pour chacun de mes deux enfants. C’est bien sûr mon expérience, et j’ai fait les choix qui me paraissaient le mieux pour mes enfants et moi-même. Pour ma fille aînée, c’est désormais un lointain souvenir (assez marquant tout de même…), et pour mon deuxième enfant, je suis encore en plein dedans. Il y a des périodes plus compliquées que d’autres…

Si vous traversez aussi des nuits compliquées, que vous soyez maman solo ou non, je vous souhaite beaucoup de courage, vous n’êtes pas seules !

🌸 Moi c’est Rachelle, Maman solo de deux enfants, dont un bébé sans papa.
Rédactrice web et formée à la pédagogie Montessori, je suis passionnée par tout ce qui touche à la maternité, l’enfance, l’éducation et les voyages. Portée par une forte envie de partage, je vous livre ici mon vécu, mes réflexions, mes astuces, mais aussi des informations importantes sur tous ces sujets.

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