Maman solo : quand la solitude est pesante (témoignage)
Dans cet article, je vous parle d’une période de vie moins glorieuse… Fatigue, baisse d’énergie, moral en berne, impression qu’on ne va jamais y arriver… J’ai traversé des moments vraiment difficiles ces derniers mois, et je suis (très doucement) en train d’en sortir. C’est surtout cette solitude extrême qui a été dure à vivre pour moi, et je vous explique tout ici. Durant cette phase, vous l’aurez peut-être remarqué, j’ai ralenti le rythme de publications sur mon blog. Je n’arrivais tout simplement plus à écrire. Un sacré cercle vicieux pour moi, car cet espace me nourrit énormément et fait partie de mon équilibre. J’ai hésité à faire cet article, de peur de véhiculer trop de négatif… Mais j’ai envie de montrer que la vie de maman solo peut être difficile par moments, mais aussi que ces périodes se traversent et ne durent pas éternellement.
Un tri relationnel nécessaire…
Comme j’ai pu le livrer dans d’autres articles, et notamment dans celui-ci, l’arrivée de mon deuxième enfant, en solo, m’a amenée à faire un grand tri relationnel.
Des dynamiques amoureuses toxiques
Lorsque le géniteur de mon bébé m’a laissée seule enceinte, il m’a fallu, pour l’accepter, que je comprenne pourquoi il était parti, malgré l’amour qu’il disait avoir pour moi. J’ai ainsi revu l’ensemble de notre relation, et je me suis aperçue que beaucoup de choses avaient été fausses.
S’en est suivi un bilan de ma vie sentimentale entière, soit 20 ans de relations. Je me suis rendue compte que la même dynamique revenait avec presque tous mes partenaires. J’avais rencontré des personnes qui s’impliquaient peu, et qui attendaient beaucoup de moi. Elles voulaient que je colle à leurs souhaits, et ne prenaient pas vraiment en compte mes besoins et mes envies. Et surtout, elles profitaient de ma bienveillance, de mes qualités d’écoute et de compréhension, tout en donnant si peu en retour.
Un ensemble relationnel bancal
J’ai aussi réalisé que tout mon système relationnel, y compris amical et familial, fonctionnait ainsi. C’est un constat très dur à vivre, surtout quand on traverse une période déjà vulnérable, seule avec deux enfants, dont un bébé.
Les nuits hachées, les tâches qui s’accumulent, le rythme soutenu en permanence, l’absence d’instants pour soi ou pour souffler… Dans ces moments-là, on a non seulement plus besoin de soutien que jamais, mais on n’a plus non plus d’énergie pour des relations à sens unique.
Dans mon cas, je me suis épuisée à être là pour les autres, malgré mes conditions de vie difficiles. Et recevoir peu ou pas d’écoute, ni de soutien en retour, a été douloureux. C’est même devenu insupportable pour moi, au bout d’un moment, que les gens viennent se plaindre et chercher une écoute, sans retour.
… Vers une solitude de plus en plus écrasante
J’ai alors pris de la distance avec beaucoup de personnes… J’ai choisi de ne plus entretenir certaines relations, de ne plus venir de moi-même, et ces personnes se sont éloignées. Et j’ai aussi coupé certains autres liens.
Le constat est arrivé peu à peu : je n’avais plus personne autour de moi, à l’exception de ma mère. Mais même avec celle-ci, j’ai senti le besoin de prendre des distances à certains moments.
Prise dans mon quotidien avec mes enfants, je ne me suis pas tout de suite rendue compte de la solitude immense dans laquelle j’étais entrée. C’est au moment des fêtes de fin d’année que je l’ai réalisé. Je venais de vivre un Noël difficile, lors duquel je ne me suis pas sentie comprise par les miens, et même jugée et moquée.
Pour le réveillon du 31 décembre, j’étais seule avec mon bébé : ma grande était chez son papa, ma famille occupée à leurs différentes soirées. C’est en voyant mon immeuble totalement vide que j’ai mesuré l’ampleur de ma solitude. Tous mes voisins, y compris les personnes les plus seules, étaient partis le fêter ailleurs. La soirée fut en outre difficile : mon bébé a été très agité, a beaucoup pleuré, et a mis du temps à trouver le sommeil ce soir-là… J’ai eu la sensation que pendant que tout le monde s’amusait, moi je galérais une fois de plus, et ce fut très dur à vivre.
Une déception amoureuse (inattendue)
En plus de cette solitude de plus en plus difficile à vivre, s’est ajoutée une peine de cœur en tout début d’année. Celle-ci est survenue alors même que j’avais pris la décision de ne plus me remettre en couple, depuis ma grossesse (soit 2 ans), et donc de ne plus fréquenter d’hommes.
Un bref contact qui m’a remuée
J’ai retrouvé un ancien ami avec qui je n’avais jamais été très proche par le passé, mais que j’avais vu régulièrement pendant 15 ans, par l’intermédiaire d’autres amis, et que j’avais toujours estimé. Nous ne nous étions pas revus depuis plusieurs années. Notre reprise de contact a été très chaleureuse, il a eu des mots très forts pour moi qui m’ont fait du bien, dans cette solitude et ce désert affectif.
C’est cependant resté à un contact par messages et par téléphone, nous habitons en effet à distance l’un de l’autre. Malgré son souhait de venir me voir, il s’est finalement éloigné de moi, me disant que nos situations étaient compliquées (lui aussi, papa célibataire, ayant une vie bien chargée). Il disait ne pas vouloir me faire souffrir, ce que j’ai trouvé bien paradoxal finalement, car son silence soudain m’a fait du mal.
Il a fallu que je me relève de ça, en plus du reste. Il n’y a pas eu de relation, mais mon cœur lui a été touché…
La naissance de nouvelles perspectives
Avec un peu de recul, ce petit épisode m’a fait réaliser que, contre toute attente, j’avais bien envie de partager à nouveau quelque chose avec quelqu’un… Je ne suis pas pressée, je n’ai pas d’envie de vie commune non plus (je souhaite garder mon chez-moi avec mes enfants). Mais mon cœur se réouvre, et après ce que j’ai vécu, ce n’est pas anodin pour moi.
Voilà donc ce que j’ai traversé ces derniers mois. En plus du rythme soutenu avec deux enfants dont un bébé de bientôt 2 ans, la solitude affective n’est pas facile à vivre. J’ai cependant le sentiment de sortir peu à peu la tête de l’eau, de retrouver un élan pour ce blog notamment, et c’est avec grand plaisir que je publie ce nouvel article. Si vous aussi, vous traversez des moments difficiles, sachez que ça ne dure pas… Je vous souhaite en tout cas beaucoup de courage !
Rédactrice web et formée à la pédagogie Montessori, je suis passionnée par tout ce qui touche à la maternité, l’enfance, l’éducation et les voyages. Portée par une forte envie de partage, je vous livre ici mon vécu, mes réflexions, mes astuces, mais aussi des informations importantes sur tous ces sujets.
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