Maman solo : 14 conseils pour tenir le coup (inspirés de la vraie vie)
Lorsqu’on est maman solo, le rythme est intense. Travail, ménage, courses, école, gestion des enfants… Rien que là, nos limites sont déjà pratiquement atteintes. Alors quand on doit rajouter rendez-vous médicaux, sorties, activités extra-scolaires, nuits hachées… Comment tenir le coup ? Comment aimer sa vie dans ces conditions ? Dans cet article, je vous apporte des conseils inspirés de mon vécu de maman seule avec deux enfants, dont un bébé. J’ai en effet mis en place une routine basée sur mon rythme, pour faire face à ce quotidien sans relâche et sans relai. À vous de piocher dans mes idées ce qui vous parle. 😊
1. Faites de votre sommeil une priorité
Je sais que c’est difficile de prendre soin de son sommeil lorsqu’on a des enfants qui ne dorment pas et/ou qui nous sollicitent H24… Lorsqu’ils sont enfin dans les bras de Morphée, si on a cette chance et qu’on ne tombe pas de sommeil nous-même, on veut en profiter. Nous avons parfois des tâches ménagères à finir, comme le linge à étendre par exemple… Ou simplement l’envie de recharger nos batteries en prenant un petit moment plaisir, rien que pour nous, et si rare.
Le piège là-dedans est de sacrifier son propre sommeil, et de s’épuiser totalement, avec le risque, un jour, de ne plus y arriver du tout. Je vois moi-même la différence, tant sur mon moral que sur ma forme physique, lorsque je me couche tôt…
Le but n’est pas d’oublier de prendre du temps pour soi, mais de trouver un juste milieu : profiter d’un petit moment, puis penser à aller se reposer. Mais je vous rassure, il m’arrive aussi que la soirée s’étire en longueur, tant la soif de profiter est là.
2. Misez sur les siestes
Dans le même esprit, les siestes sont une vraie aide pour lutter contre le manque de sommeil. C’est d’autant plus vital lorsqu’on a un enfant en bas âge qui dort mal.
Je reconnais que ce n’est pas toujours évident de trouver le moment d’en faire, surtout si vous travaillez à l’extérieur. Mais dès que possible, si vous en avez la possibilité, le week-end par exemple, faites-vous ce cadeau, et prenez un moment pour vous reposer. Même 15 minutes suffisent à redonner un coup de boost : vous tiendrez mieux la fin de journée !
3. Apprenez à vous économiser
En tant que maman solo, les tâches s’accumulent et reviennent sans cesse : vaisselle, linge, repas, rangement… C’est très frustrant, surtout si comme moi, vous avez besoin pour votre bien-être psychique, que votre logement reste un minimum propre et rangé… Avec des enfants, on sait que c’est très souvent mission impossible.
Il est concrètement rarement possible de tout faire d’un coup. On se retrouve donc à devoir choisir entre plusieurs choses : avancer dans nos tâches, prendre soin de nous, satisfaire nos besoins primaires (manger, se laver, aller aux toilettes, dormir, etc.)… Ce n’est pas toujours facile de savoir ce qu’on doit prioriser.
Il faut parfois apprendre à lâcher prise, et à accepter que tout ne soit pas toujours fait dans les temps. Nous ne sommes pas surhumaines, on fait déjà l’impossible.
Si la vaisselle traîne un peu dans l’évier, si la machine attend un peu avant d’être étendue, si le panier à linge déborde un peu trop… Ce n’est pas grave : vous faîtes comme vous le pouvez. Vous ne devez pas culpabiliser de vouloir prendre, à la place, un moment pour vous, même si c’est seulement regarder la télé ! Il ne faut jamais oublier que vous en faîtes déjà énormément, vous remplissez à vous seule le rôle de plusieurs personnes.
4. Sollicitez vos enfants pour certaines tâches
N’hésitez pas à confier quelques tâches simples à vos enfants, selon leur âge. Plus on commence tôt, et plus c’est facile de leur en donner l’habitude.
Ne vous en voulez pas de vouloir les mettre à contribution. Les plus jeunes adorent, et même si les plus grands peuvent être réticents, il est normal qu’ils participent à la vie familiale. C’est non seulement plus juste lorsqu’on est seule à tout gérer, mais cela leur servira aussi pour leur vie future.
De mon côté, j’ai commencé à responsabiliser ma fille aînée sur certaines tâches, comme vider le lave-vaisselle, mettre la table, entretenir sa chambre, nourrir le chien, surtout après la naissance de mon bébé, quand elle avait 11 ans. Avec du recul, j’aurais aimé lui en confier bien avant, car je me suis rendue compte, après coup, que je l’ai longtemps un peu trop servie.
Faire participer ses enfants apporte une petite aide qui soulage, même si cela vous fait gagner 5 minutes. Et cela les rend fiers de contribuer au foyer.
5. Des activités simples pour les enfants
Sous l’avalanche de tout ce qu’il y a à faire, il n’est pas pensable de se mettre la pression pour les sorties des enfants.
J’ai moi-même longtemps culpabilisé de ne pas faire « grand chose » avec ma fille aînée (et cela me valait aussi des critiques de son père). Pas de sorties sensationnelles, des promenades simples, des sorties au parc, des balades dans notre ville, beaucoup de moments à la maison… Je n’ai jamais pu en faire davantage, car le reste du temps, je cours bien assez avec le rythme de l’école et les autres impératifs.
Avec la naissance de mon bébé en solo, je me suis un peu détenue là-dessus : j’ai pris conscience que j’en faisais déjà énormément.
De plus, en y regardant de plus près, je vois bien que ma fille aime passer du temps à la maison, et ne pas être bousculée les jours de repos. Depuis petite, elle invente un monde dans sa chambre. Elle a développé une grande créativité et mène déjà des projets, avec déjà des idées pour son avenir à seulement 12 ans.
Je me suis donc rendue compte que c’est autant bénéfique pour elle que reposant pour moi, de ne rien faire d’extravagant le week-end.
6. Des sorties plutôt à pied (si possible)
Ce qui me repose également beaucoup, c’est de ne pas prendre la voiture les jours de repos. On privilégie les sorties à pied, et je fais les grosses courses sur les jours d’école.
Nous avons ceci dit la chance de vivre dans un grand village où il y a de nombreux commerces, des balades à faire, et plusieurs zones de jeux pour enfants. Nous avons donc le luxe de pouvoir délaisser la voiture le week-end, et de privilégier la marche.
Je sais que tout le monde n’a pas forcément tout cela tout près, mais une simple balade sur un petit chemin peut tout à fait oxygéner petits et grands.
7. Les activités extra-scolaires ne sont pas obligatoires
Les activités extra-scolaires, voilà un autre domaine sur lequel on peut se mettre la pression en tant que maman solo. On voit autour de nous que c’est la « norme » qu’un enfant en fasse. On peut alors penser que c’est indispensable pour son bien-être.
Et bien non, il n’y a aucune obligation à ce que votre enfant fasse une activité en dehors de l’école. Si cela vous rajoute une charge et si vous êtes fatiguée, vous avez le droit de refuser de courir en dehors du temps scolaire. Même pour les enfants, il peut être reposant de ne pas en prévoir.
C’est aussi un sujet sur lequel je me suis relaxée. Ma fille n’en suit pas, et elle se porte très bien. Cela ne l’empêche pas d’avoir ses passions. D’autant plus, lorsqu’elle y était inscrite il y a quelques années, cela devenait rapidement une bataille pour l’y amener… Elle se démotivait très vite. Quel intérêt de continuer ?
8. La routine est rassurante et reposante quand on est maman solo
À l’origine, je déteste la routine. Mais depuis que je suis maman solo, je la trouve rassurante. Selon moi, elle crée des habitudes et enlève une partie de la charge mentale. Avoir un cadre peut faire du bien : l’imprévu est, à mon sens, souvent déstabilisant et fatigant lorsqu’on est seule avec des enfants. Le tout est de créer une routine qu’on aime, et qui respecte notre rythme propre à chacune.
De mon côté, j’essaie de surfer sur mon niveau d’énergie qui évolue au fil de la semaine (et même au fil des saisons). Je me suis beaucoup observée, et j’ai testé pas mal de choses pour arriver à ces grandes lignes de mon quotidien (en période scolaire) :
- En début de semaine, j’aime reprendre le rythme en douceur, et être plutôt posée. Je profite des trajets à l’école pour caser les sorties du chien : c’est aussi le moment où on profite d’être dehors, matin et soir, avec mon bébé. À part cela, je privilégie le temps à la maison, et j’essaie autant que possible d’avancer dans mon travail (ce qui n’est pas toujours évident avec un tout-petit !).
- Le mercredi, nous sommes tous à la maison : je navigue entre tâches ménagères, sorties avec mes enfants, et mon travail. J’en profite également pour programmer les rendez-vous médicaux de ma fille (ceux de mon bébé, je les prévois plutôt les jours d’école).
- Le jeudi, j’ai très souvent une baisse d’énergie. Donc zéro culpabilité : si j’en ressens le besoin, je me pose devant la télé, et ralentis au maximum le rythme. Pas de travail, ni de tâches ménagères. Je m’occupe de mon bébé, des trajets pour l’école et des sorties du chien, ce qui est déjà bien assez.
- Le vendredi, je fais les courses, et j’essaie de ne pas y déroger. C’est pour moi le meilleur jour : c’est pratique et agréable d’avoir les placards et le frigo pleins pour le week-end, et c’est la dernière ligne droite avant la fin de la semaine.
- Le samedi et le dimanche ne sont pas forcément très reposants quand on est maman solo… Comme le mercredi, je m’occupe des tâches ménagères, de mon travail, et nous faisons quelques sorties simples avec mes enfants. L’avantage, c’est qu’il n’y a pas de réveil le matin, ni de trajets en voiture pour l’école… On peut relâcher la pression !
Voici donc ma petite routine : je la trouve bien agréable, et elle m’économise. Ce n’est bien sûr qu’un exemple, et vous trouverez sans aucun doute la vôtre ! Le tout est d’écouter votre propre rythme : vous verrez que le quotidien seule est plus supportable de cette façon. N’oubliez pas qu’une routine n’est jamais figée : elle s’adapte aux circonstances du moment, et évolue avec le temps.
9. Pensez au drive pour les courses
Les courses… Voilà qui est devenu une véritable corvée depuis que je suis maman solo. Non seulement, elles me prennent du temps et de l’énergie, mais en plus je ne supporte plus le monde.
Pour m’économiser pendant ma grossesse solo, j’ai pris l’habitude de faire des drives. C’est bien moins fatiguant de faire les courses depuis chez soi, et on a aussi moins à manipuler que dans les magasins (rayons > chariot > tapis de caisse > chariot > voiture > maison). Cela m’a beaucoup reposée ! J’ai aussi investi dans un chariot à 6 roues pour monter les paquets dans mes escaliers sans devoir les porter (j’habite au premier étage sans ascenseur).
Après la naissance de bébé, j’ai gardé cette habitude : cela me fait gagner un temps précieux. C’est beaucoup plus facile de faire les courses en ligne. Après la première commande, vos produits s’enregistrent dans une liste « produits habituels » (vous pouvez aussi créer des listes personnalisées), et vous n’avez plus à parcourir l’ensemble du catalogue à chaque fois. C’est aussi plus économique : vous ne prenez que ce dont vous avez besoin. Pas de risque de petits craquages en magasin qui font vite grimper la note. Vous payez en ligne et choisissez un créneau horaire, et un livreur vous met le tout dans votre voiture une fois sur place.
10. Libérez-vous des impératifs sociaux
Voila un autre volet où vous pouvez aussi vous détendre : vous n’êtes pas obligée de voir du monde lors des jours de repos… Je sais que lorsqu’on est seule, on peut ressentir le besoin de s’entourer. On se dit que cela va nous faire du bien de nous changer les idées. Cela peut être le cas bien sûr, mais pas si on est épuisée.
Là aussi, notre forme est la priorité. Tant pis si on voit moins la famille ou les amis, ou si nos enfants ne voient pas leurs copains en dehors de l’école. Il n’y a aucune obligation à jouer les taxis pour les y amener, ou bien de se forcer à recevoir alors qu’on rêve de tranquillité. Là encore, il en va de votre bien-être. Le repos est plus important que se conformer à une vie sociale dont on n’a pas réellement envie.
De mon côté, je n’ai pas vraiment d’amis sur place, et ma seule famille proche géographiquement est ma mère. Avant la naissance de mon deuxième enfant, nous allions tous les week-ends passer une journée chez elle.
J’appréciais sincèrement ce temps-là, et j’ai voulu continuer après l’arrivée de mon bébé. Je me suis cependant vite rendue compte à quel point c’était épuisant :
- Reprendre la voiture le week-end (on a déjà de la route pour aller à l’école la semaine).
- Préparer tout le petit monde, et le sac d’affaires pour la journée.
- Installer bébé dans la voiture : on n’y pense pas assez, mais c’est vraiment fatiguant les premiers mois… Cela s’arrange heureusement avec le temps.
- Passer la journée ailleurs que chez soi, alors qu’on a déjà couru pendant la semaine…
- Ne pas pouvoir se reposer à sa guise avec bébé.
- Laisser les tâches en plan dans le logement, et devoir tout rattraper plus tard…
Pour beaucoup de personnes, cela peut ne paraître rien. Mais pour une maman seule qui doit tout gérer, et qui en plus ne dort pas la nuit, cela paraît une montagne…
J’ai donc arrêté de pousser mes limites, et c’est ma mère qui se déplace la plupart du temps pour nous voir… Je sais que lorsque mon bébé grandira, nous pourrons plus facilement y retourner.
11. Choisissez à qui et comment vous donnez votre attention
On n’y pense pas assez, mais les relations qu’on mène, qu’elles soient amicales, familiales ou amoureuses, peuvent nous prendre beaucoup d’énergie et de temps. En tant que maman solo, on se donne déjà énormément à nos enfants, et très peu à nous-mêmes. Des liens déséquilibrés peuvent littéralement nous épuiser…
Si vous sentez que certaines relations vous pèsent, parce qu’elles génèrent des tensions, ou parce que la personne en attend trop de vous, vous êtes tout à fait en droit de prendre de la distance. Une relation saine et équilibrée doit être agréable, légère et apporter du positif. Le contraire n’est pas normal, et il n’y aucune obligation de supporter la situation, même si la personne est proche.
J’ai moi-même fait un reset relationnel après la naissance de mon petit deuxième… J’ai fait beaucoup de tri dans mes contacts, et j’ai pris de la distance avec certaines personnes. Je me suis ainsi libérée beaucoup d’espace mental. J’en parle dans cet article.
12. Se remettre en couple n’est pas une obligation
Lorsqu’on se retrouve seule avec nos enfants, cela peut être un choc : nous devons faire le deuil de la famille idéale. Pour peu que nous ayons un certain manque affectif, nous pouvons être poussées à vouloir rapidement « refaire notre vie« .
Cela a été mon cas, et je me suis un peu perdue dans la recherche d’un nouveau partenaire de vie. Ce n’est que bien plus tard, après plusieurs échecs, que j’ai réalisé que j’avais surtout besoin de me reconstruire moi-même, et non de me remettre vite en couple.
Souvent, la relation amoureuse est assez remuante, surtout si on a été très blessée par le passé. Il faut se sentir prête non seulement à ouvrir son cœur, mais aussi à consacrer du temps à une autre personne. Avec des enfants à charge, on ne se sent pas toujours disponible psychologiquement pour cela. C’est donc important de s’écouter, et de prendre le temps nécessaire. Il n’y a aucun mal à être célibataire : c’est même, dans certains cas, très salvateur.
13. Trouvez ce qui vous anime
Il n’est pas aisé lorsqu’on est maman solo, investie dans la gestion de nos enfants, de savoir ce qu’on aime dans la vie, et encore moins de le réaliser.
De nombreuses personnes ont un travail alimentaire, et ne se sentent pas accomplies. Prises par la nécessité de payer des factures, elles ne voient pas comment faire autrement.
C’est pourtant possible de réaliser ses rêves en étant mère seule… Cela demande certes de la volonté et une certaine stratégie, mais cela reste à portée. Et c’est même important d’en faire un objectif de vie. Car nous avons fondamentalement besoin d’être épanouie en tant qu’individu. Dans l’article « Maman solo : comment être heureuse ?« , je vous donne quelques pistes inspirées de mon expérience.
14. Prenez conscience d’une chose : l’amour de vos enfants est un trésor
Parfois, prendre conscience de ce que l’on a dans notre vie aide à mieux l’apprécier. En tant que maman solo, nous avons une chance immense, même si c’est rarement de tout repos. Nous avons nos enfants avec nous. Nous avons le privilège de les voir grandir, et de partager avec eux des moments de vie qui resteront gravés dans nos mémoires.
N’oubliez pas que leur amour est pur : c’est la forme d’amour la plus saine de notre vie. Avec eux, pas de faux semblants, pas de toxicité, pas de manipulation.
C’est à mon sens une grande force pour nous que de réaliser cela. Et puis, la vie passe, nos petits trésors grandissent, et un jour ils quitteront le nid… C’est difficile de s’en rappeler lorsqu’on a la tête dans le guidon, mais essayons tout de même de profiter de ces instants !
Voici donc les quelques astuces qui m’aident à tenir le cap dans un quotidien chargé et sans relai. J’espère qu’elles vous aideront si vous vous sentez dépassée… Je ne peux que vous souhaitez du courage, vous n’êtes pas seule ! Vous faites un magnifique travail avec vos enfant, n’en doutez jamais.
Si vous avez besoin de m’écrire, pour me partager votre expérience ou pour me poser une question, n’hésitez pas à le faire par mail. Je me ferai une joie de vous lire et de vous répondre !
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